Thiago Seyboth Wild a remporté le Santa Cruz de la Sierra 2 Challenger 2026. En finale, le Brésilien a battu le Bolivien Hugo Dellien 6-4 6-3 et soulevé le trophée d'un tournoi Challenger 75 disputé sur terre battue, commencé le 12 octobre.
Cette victoire rapporte 75 points ATP, la dotation du vainqueur, et place Seyboth Wild au 111e rang avec 545 points. Juste devant, Valentin Royer (110e) en compte 8 de plus. Juste derrière, Dane Sweeny (112e) en a 7 de moins. Les écarts sont minuscules : un tour de plus ou de moins dans un tournoi suffit à changer de position.
Le bond est net. Lors de la dernière mise à jour, Seyboth Wild a gagné 25 places, du 136e au 111e rang. Si l'on remonte au 9 septembre 2026, le gain total atteint 87 places. Pour un joueur de 26 ans, né le 10 mars 2000, c'est l'image d'un automne de premier plan sur le circuit Challenger.
La route vers le titre a été presque toujours en pente douce. Pour son entrée en lice, au troisième tour, il a battu Mateus Alves 6-3 7-6(3). En huitièmes, il a dominé Carlos Maria Zarate 6-2 6-2, puis en quarts Nicolas Kicker 6-1 6-1. Dans ces deux matches, il n'a cédé que six jeux en tout : un changement de niveau qui a mis les choses au clair.
La vraie épreuve est arrivée en demi-finale contre l'Argentin Francisco Comesana. C'était le match le plus long du tournoi, 36 jeux en trois sets : 7-6(0) 4-6 7-6(3). Le premier tie-break s'est terminé sur un 7-0 sans discussion. Dans la deuxième manche, Comesana a égalisé, mais dans la troisième le Brésilien a gardé son sang-froid, y compris dans le tie-break décisif.
En finale l'attendait Dellien, le joueur local. Le Bolivien était arrivé au bout en battant Rodrigo Pacheco Mendez 6-3 7-5 en huitièmes et Juan Manuel La Serna 6-4 6-3 en demi-finale. Face à Seyboth Wild, il n'a pas trouvé la façon de casser le rythme : 6-4 6-3, score final, en deux sets et sans tie-break.
La fiche du joueur sur le site indique un bilan de 1-2 entre les deux hommes sur trois confrontations : la rivalité reste ouverte. Dellien repart avec 45 points, ceux du finaliste, et avec la consolation d'avoir conduit la Bolivie à un match du titre devant son public.
Cette victoire confirme une forme remarquable. Sur ses 10 derniers matches, Seyboth Wild compte 9 victoires et une seule défaite. Sur les 30 plus récents, le bilan est de 19 succès et 11 défaites, soit un solde de +8. Le seul accroc de la série récente a eu lieu en finale de l'Antofagasta Challenger, autre Challenger 75 sur terre, perdue contre Joao Lucas Reis Da Silva 7-6(2) 1-6 6-2.
Parmi les tournois suivis par le site, la saison 2026 du Brésilien se lit en trois lignes. À Gênes, sur un Challenger 125, il a gagné le titre et empoché 125 points. À Antofagasta, il a atteint la finale, pour 45 points. À Santa Cruz de la Sierra, il a terminé vainqueur, avec 75 de plus. Cela fait 245 points en trois tournois : une belle part des 545 qui le placent aujourd'hui au 111e rang.
Pour comprendre d'où il repart, il faut aussi regarder le passé. Dans les tournois du Grand Chelem, les Masters 1000, les ATP 500 et 250 suivis par le site, Seyboth Wild a terminé 2025 avec 6 victoires et 8 défaites, sans titre. En 2024, le bilan était de 18-20. De 2021 à 2025, le total est de 26 victoires et 39 défaites, soit 40 %. Ces chiffres excluent les Challengers et les ATP Finals, mais ils expliquent pourquoi cette série pèse autant.
Le tournoi a été un microcosme du tennis sud-américain. Le tableau comptait 25 joueurs de 6 nations. L'Argentine était la plus représentée, avec 14 joueurs, et son meilleur résultat a été la demi-finale. Le Brésil en avait 5 et a remporté le titre. La Bolivie, avec 2 joueurs, a atteint la finale. L'Uruguay, avec 2, s'est arrêté en quarts. Le Mexique, avec 1, en huitièmes, et la République dominicaine, avec 1, au troisième tour.
Les statistiques de la semaine décrivent une compétition équilibrée. On a joué 24 matches, avec 6 tie-breaks et 10 rencontres décidées au set décisif. Trois sets se sont terminés 6-0. Il y a eu 2 abandons : Joaquin Aguilar Cardozo a quitté le court face à Felipe Meligeni Alves à 6-0 2-1, tandis que Guido Ivan Justo s'est arrêté face à La Serna après avoir perdu le premier set 6-1.
Le barème de cette édition récompensait la régularité : 75 points pour le titre, 45 pour la finale, 27 pour la demi-finale, 15 pour les quarts, 8 pour les huitièmes et 3 pour le troisième tour. Seyboth Wild a empoché le maximum, Dellien 45 et Comesana, arrêté en demi-finale, 27. Pour ceux qui se battent autour du 100e rang, l'écart entre un tour et le suivant vaut une place au classement.
Parmi ses adversaires les plus fréquents, la fiche rappelle Laslo Djere, affronté six fois avec un bilan de 2-4 sur la fiche. Djere lui-même remonte au classement ces semaines-ci, du 179e au 136e rang. Une rencontre entre les deux dans un futur tableau sera l'une des plus intéressantes à suivre.
Désormais, la question est le classement. Au-dessus de Seyboth Wild se trouvent Valentin Royer avec 553 points et Sho Shimabukuro (109e) avec 555, à seulement 10 points. Derrière, Jan Choinski (113e) en compte 533, à 12 de distance. Avec un seul résultat de poids, le Brésilien peut gagner ou perdre encore des places dans les prochaines semaines. Son parcours, mis à jour jour après jour, se suit sur la fiche du joueur et sur la page des résultats du tournoi.
Teste-toi
3 questions sur ce que tu viens de lire.
1. Quel a été le score de la finale remportée par Seyboth Wild contre Hugo Dellien ?
2. À quel rang ATP Seyboth Wild est-il monté ?
3. Combien de points ATP rapportait le titre dans ce Challenger ?